Perpignan, un centre ville mourant

Perpignan , Ville moyenne du sud de la France comptant un peu plus de 120 000 habitants et située à proximité de la frontière espagnole, souffre depuis quelques années d’un phénomène de désertification de la population.

 

Pourquoi une ville avec autant d’atouts peine telle à séduire ? Car des atouts, il y en a !

Entre autre nous pourrions citer :

– Le climat chaud en saison estival et doux en hiver.

– La frontière espagnole proche.

– Une Topographie variée ( mer , montagne ).

– Un immobilier accessible.

– Un patrimoine non négligeable.

 

Alors pourquoi Perpignan est elle confrontée à ce problème ?


La situation actuelle est le fruit d’une accumulation de mauvais choix stratégiques qui ont pu sembler judicieux sur le court terme mais qui maintenant se retournent contre la ville.

 

 

Première erreur : Une prolifération des centres commerciaux en périphérie.

Si il est vrai que les centres commerciaux sont vecteurs de déplacement ils ne participent pas ou peu au rayonnement du territoire

L’état d’esprit dans lequel est plongé le consommateur est celui d’une consommation rapide sur place suscitée par les grandes surfaces Auchan, Carrefour et Leclerc.

 

 

Deuxième erreur : Des stationnements beaucoup trop onéreux.

Le prix des stationnements excessifs appliqués depuis la privatisation de la gestion des parking de surfaces, dissuadent nombre de potentiels clients de venir en centre ville. Le prix n’est pas le seul facteur , la disponibilité des places joue un rôle sur la psychologie du consommateur qui se sent prit dans une courses contre la montre .

Le profil consommateur diffère entre celui qui fait ses courses en grande surface de celui qui veut prendre son temps.

 

Troisième erreur : Des investissements incohérents.

Les investissements engagés ces dernières années sont certes esthétiquement réussis mais n’étaient à mon sens pas prioritaires.

La création du théâtre de l’archipel ou la modernisation de l’avenue Torcatis et Joffre ne pourrons pas à elles seules rediriger le flux humain vers le centre de Perpignan.

 

Ces 3 erreurs dans la politique urbanistique du centre ville causent la grogne des commerçants focalisés sur la zone qui subissent une érosion de leur chiffre d’affaire.

 

Faut-il pour autant être fataliste et penser que l’avenir du centre ville est sérieusement compromis ?


Dans l’état actuel ma réponse tend d’avantage vers le oui. Une rectification impliquant certainement la mobilisation de moyens financiers importants afin de régler ces lacunes serait indispensable.

 

Un plan de dynamisation de la zone se reposant prioritairement sur un produit d’appel est le choix qui me semble être le plus pertinent.

Ce plan se décompose en 3 Axe majeurs :

 

  • – Dans un premier temps : Offrir les 30 premières minutes de stationnement
  • – Dans un second temps : Installer des enseignes à forte capacité d’attraction ( Zara, Starbuck,ect…) sans que celles-ci soient aussi présentes dans les centres commerciaux.
  • – Dernièrement : Investir dans des infrastructures culturelles importantes en capacité d’accueil comme une vraie salle de concert et un cinéma plus attrayant, mais aussi sur des moyens de transports extra ruraux à destination du centre plus disponibles.

 

 

Perpignan pourrait s’inspirer de Nice étant donné la quasi similarité de sa géographie.

Un effort commun entre la politique de la ville, celle de la région et des entrepreneurs sera la clé de la réussite de la zone.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

 

Favorisez le lien.

  1. Il faudrait un chef étoilé au Café de France en plus des starbucks indispensables pour les les jeunes. En revanche je suit contre Zara. Il faut attirer les Espagnols qui ont des Zara beaucoup moins chers qu’en France. Mettre en valeur des établissements culturels et de loisirs. Harmoniser les terrasses comme à Nimes

    1. Cher Lavorel,
      Je suis d’accords avec vous sur la carence en terme de promotion des établissements culturels . À titre d’exemple je trouve que le musée d’art Hyacinthe Rigaud pas assez mis en avant et qu’il y gagnerait beaucoup si il lui était possible de présenter des œuvres attractives. Ceci étant de la responsabilité de l’O.T (office de tourisme).
      L’idée d’ajouter un Zara en ville n’a pas pour vocation d’attirer la clientèle espagnoles mais uniquement de faire se déplacer les détenteurs de pouvoir d’achat au centre ville. Je pense que Zara (ou autre franchise forte) serait susceptible de créer un phénomène de rayonnement économique : Achat zara => Plus de temps passé en ville => Potentiel achats annexes.
      l’installation d’une marque n’est pas du ressort des institutions publiques mais celles-ci sont en mesure de « faire pression » ou de tout simplement faciliter leur implantation.
      Pour le reste de votre commentaire je suis entièrement d’accord avec vous. Il faut creer une identité Perpignan.

      1. Surtout Zara home aurait une image positive de même que la plupart des enseignes de déco et de design. Je suis d’accord avec vous pour l’embellissement qui frôlé souvent le décor d’opérette. Plutôt que de s’inspirer d’autres villes françaises je vous suggère de visiter Anvers qui est une ville de création permanente et Gand une ville plus proche de votre format, très dynamique et créative en plus bohème qu’Anvers. J’aime bien l’hôtel de la communauté construit il y a peu et j’aimerais suivre de près le projet urbain autour de la Gare (le centre du monde d’après Salvador Dali)

        1. Merci de partager votre point de vu.
          Malheureusement le « centre du monde » est à mon sens une catastrophe. Magasins qui ferment, peu de monde … encore de mauvais choix

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.